L’œil d’Horus et la fleur de vie

Poeilour les égyptiens « Dieu s’est mis en mouvement à partir d’un point central conceptuel : l’œil d’Horus, d’où la fleur de vie et son fruit, l’univers, la création, sont sortis.  C’est le point de départ de la géométrie sacrée». Les prêtres égyptiens considéraient «la Création comme l’acte conscient d’un seul Dieu auquel ils attribuèrent différentes caractéristiques auxquelles ils ont donné des noms et des symboles. 

atum raIls ont appelé Atum-Ra le dieu qui ne sait pas encore manifesté et qui n’a pas encore créé l’univers. Ptah le dieu créateur, qui en manifestant sa volonté donne naissance à l’univers. Ils ont nommé Amon le dieu qui fait l’homme à son image en lui donnant la liberté de créer grâce à son esprit. De cette vision est née la fleur de vie, le mouvement sacré de Dieu pour créer l’univers.

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Ce symbole ésotérique décrit la géométrie sacrée à l’origine de l’univers. Une figure qui représente Dieu lorsqu’il met sa volonté en action pour créer l’univers. C’est le moment ou Atum Ra, dieu non manifesté se transforme en Ptah, dieu qui a créé tout ce qui existe.  Le Fiat lux  est le moment où naît la fleur de vie et où tout commence. C’est le début du premier cycle!

masc Pour les Égyptiens, Dieu s’est mis en mouvement à partir d’un point central conceptuel qu’ils ont nommé l’œil d’Horus, d’où la fleur de vie et son fruit l’univers, la création sont sortis. C’est le point de départ de la géométrie sacrée à partir duquel Dieu a créé le premier espace de l’univers. Il le fit en se projetant à l’extérieur de lui-même, comme un point qui se déplace et qui forme en se déplaçant une ligne droite : – la forme masculine. Par ce processus Dieu montre ainsi son énergie et sa connaissance. 

femSa volonté active est ensuite transformée par un dieu- mère, la substance infinie qui, en retournant vers son père forme une figure pyramidale. 

C’est ainsi que les égyptiens concevait la trinité. La base du tétraèdre – la première forme créée.Image illustrative de l'article TétraèdreohSimultanément, à travers l’espace, ce volume se mit à tourner faisant apparaître le principe féminin : la sphère.  Un espace dont tous les points renvoient au centre, à l’œil d’Horus. Cette sphère représente l’utérus qui contient toutes choses et tous les points de sa surface sont tous équidistants de son centre d’énergie dont ils sont issus. Les atomes, les cellules, les graines, les  planètes et les soleils reprennent tous cette forme.

 La première sphère contenait les cinq modèles de polyèdres réguliers; des solides dont tous les côtés et tous les angles sont égaux. On les appelle les solides platoniciens en hommage à Platon qui connaissait la fleur de vie des égyptiens.Ce sont les éléments avec lesquels tout l’univers s’est construit et qui symbolisent les cinq éléments de la nature : – le feu, la terre, l’air, l’esprit ou l’éther et l’eau. Ainsi Dieu créa depuis son centre d’énergie le premier espace qui symbolise la terre dans l’infini.

PDCette conception rejoint celle de la bible où il est écrit «qu’au commencement Dieu créa le ciel et la terre. La terre était informe et vide, il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme et l’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux.»  L’œil d’Horus fit alors son premier mouvement du centre de la première sphère jusqu’à son bord; le périmètre de l’espace.

De ce nouveau point central, il provoqua ces mouvements qui VPse répètent pour former une nouvelle sphère à l’intersection de ces deux sphères identiques, là où se trouve le Vescica piscis qui  symbolise le Verbe divin. Elle a la même forme que l’œil humain et que celle de la bouche.  Elle tient dans deux triangles équilatéraux, qui contenus dans un rectangle sont la base de la proportion áurea, la proportion divine, le nombre d’or.

PropaCette proportion a été utilisée dans les tous les temples égyptiens comme dans le temple d’Osirion à Abydos.  Elle a donné naissance à toutes les relations mathématiques fondamentales et aux nombres les plus importants comme  Phi et Pi.  Le vescica piscis marque donc l’intersection entre la sphère initiale et la nouvelle sphère créée sur son bord. Alors les mouvements vers le périmètre extérieur sont répétés pour former une nouvelle sphère, chacune d’entre-elle constitue une nouvelle dimension.

Ainsi quatre, cinq, six sphères sont construites jusqu’à à arriver à la septième sphère qui ferme le premier cycle; alors la graine de vie apparaît. 7 Sept sphères, sept jours de création, sept notes musicales, sept couleurs, sept  couches de muscles dans le cœur, sept chakras, sept systèmes de glandes endocriniennes.

Ce dessin géométrique est répété à l’infini, c’est la base de tout ce qui existe et sur ce principe la nature fait grandir les fleurs, créée les huit cellules primaires à partir d’une seule; construit le corps humain et les galaxies de la même manière. En se développant dans une spirale éternelle elle créée de nouvelles sphères. Au bout de trois tours la dix-neuvième sphère se forme et avec elle apparaît la fleur de vie.  Ce dessin géométrique prend alors la forme d’une fleur qui contient tout le processus éternel des harmonies musicales, le prisme de la lumière, la matrice de la croissance des tissus vivants.

3tDès lors chaque sphère peut se développer comme la sphère originelle. Ainsi la fleur de vie cède la place au fruit de vie qui produira sa propre fleur. Chaque sphère contient cinq solides platoniciens, c’est l’union des énergies masculines et féminines, des droites et des lignes courbes, deux matrices géométriques qui sont à la base de toute la réalité. Les solides platoniciens, aux angles et aux côtés égaux relient les centres de toutes les sphères, c’est ainsi que se forme le tétraèdre, le cube, l’octaèdre, l’icosaèdre, et de dodécaèdre. Ils sont les symboles du lien insécable entre les parties et le tout. Ils forment un principe d’unité géométrique de toutes les formes dans leur grande diversité.Toutes les matrices, toutes les formes et toutes les structures qui existent dans la nature depuis la plus petite particule jusqu’à  l’univers entier en passant par les formes de vie perceptibles à l’œil humain tout cela suit une matrice géométrique qui nous révèle la nature de chaque forme. La fleur de vie nous indique que tout est relié dans une unité indivisible; elle nous rappelle notre rapport avec le tout et elle nous permet de comprendre les fondements sacrés de la création.  Les prêtres de l’œil d’Horus nous ont montré le cœur de l’univers, ils nous ont appris ce qu’est Dieu et comment il diffuse sa connaissance à travers notre propre vie.»

La lor de la vida

 
« Tetrahedron ». Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons.

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