Savons-nous vraiment ce que nous sommes ?

     Pierre-J Ratio

Sur le fronton du Temple de Delphes, au pied du mont Parnasse, les anciens Grecs avaient gravé la devise : Connais-toi, toi-même et tu connaîtras l’univers et les Dieux. Delphes abritait alors le sanctuaire d’Apollon, là où résidait la Pythie, cette prêtresse que l’on interrogeait pour consulter l’oracle.

Près de trente siècles plus tard, la devise de Delphes demeure plus que jamais d’actualité, que l’on soit malade ou non. Socrate en avait fait un de ces sujets de réflexion et pour lui cette connaissance de soi ne pouvait se faire qu’au moyen d’un dialogue entre l’âme et elle-même, où bien entre un élève et son maître.  Selon le philosophe, chaque être humain dispose du savoir en lui-même et il suffit de se le rappeler pour atteindre la sagesse.

Mais aujourd’hui, malgré notre technologie, savons-nous vraiment ce que nous sommes ? Qu’est-ce qui justifie nos choix ? Quel est notre rapport à l’univers ? C’est la question que s’est posée Maya Civet.   Voici le texte Maya :

       Maya Civet

– Rien ne justifie la souffrance, sauf la résistance. Ça nécessite d’y voir clair. En soi. Une telle énergie dépasse largement l’ambition dirigée par d’obscurs projets. Et l’a toujours dépassée et la dépassera toujours.

Forts de ce fait, savons-nous ce que nous sommes ? Toujours conditionné-es, ou libres du vrai choix ? Sommes-nous de la vie, ou sommes-nous du pouvoir ? La vie est un long et lent processus qui engage, le pouvoir est son inverse…  Il n’y a pas de vrai pouvoir sans la patience, et l’engagement. Il n’y a pas de joie réelle sans la liberté. Aucun programme n’est à la mesure du vivant. Ça échoue, c’est nécessaire. L’univers, c’est nous et tout ce que nous ne sommes pas capables de mesurer. L’individu s’y perd et pose ses affirmations exclusives. Dictées par quoi, que savons-nous de l’intention, des possibles, et que savons-nous ? De nous-mêmes ? Oui, nous avons le choix, d’êtres des aventuriers, mais aussi d’être des sales cons. Ça devient très clair, pour peu que l’amour…  Maya Civet

Merci Maya de m’avoir permis de publier ce texte.  Je pense qu’il va toucher bien des gens et notamment les personnes atteintes par la maladie, car avec elle on apprend à vivre mais aussi à côtoyer la mort et à revoir notre rapport à l’univers.

Le cancer nous permet en effet de fréquenter la souffrance, le mal-être, mais aussi l’éphémérité des choses.  Il nous apprend surtout à profiter de la vie et du moment présent. Oui Maya, nous avons le choix, d’êtres des aventuriers, mais aussi d’être des sales cons. On peut aussi choisir de voir le verre à moitié plein, et en ce sens Anne-Marie Séguin, nous a laissé un précieux témoignage sur le sujet.

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