Auteur : Pierre-Jacques Ratio

Pierre-Jacques Ratio est anthropologue de formation, tour à tour journaliste, auteur, professeur, archéologue et conférencier, il vous offre son expérience en tant que combattant du cancer.

Cette chose mystérieuse qu’on appelle la conscience !

Entre deux séances de chimio on a du temps pour penser; c’est l’un des bénéfices de la maladie!  Grâce au cancer, ma perception du temps a changé et la vie ne m’a jamais autant fascinée.  Évidemment lorsque l’on souffre d’une maladie grave on se trouve confronté quotidiennement à sa propre finalité et aux grands principes philosophiques qui interpellent les humains depuis la nuit des temps.

 En réfléchissant à certains de ces principes j’en suis venu à m’interroger sur la nature de la conscience.  Rien de bien original sans doute, puisque déjà au  IV siècle av. JC, Platon dans L’allégorie de la caverne, s’était penché sur le sujet arguant que seule la conscience permet à l’Homme de se libérer de ses chaînes et de voir la vérité! 

Au XVIIe siècle, le physicien René Descartes, dans son Discours de la méthode s’est également intéressé à la question et il a accouché de son célèbre cogito ergo sum; le fameux Je pense donc je suis.   Ainsi pour ce penseur, la conscience consiste donc en une espèce de connaissance immatérielle qui nous permet de nous définir en tant qu’humain.                                                                                                                                                                                                          Depuis Descartes, et malgré les avancées scientifiques considérables qui l’ont suivies, nous sommes toujours incapables de quantifier la conscience et il n’existe aucune explication scientifique qui permette de définir globalement ce phénomène.  Comment savoir si les non-humains avec qui nous partageons cette planète sont conscients, et comment le quantifier ? En ce sens le discours de KoKo la gorille, prononcé lors de la Cop21 a de quoi étonner : 

 Et que doit-on penser du récent « suicide »  d’un robot  américain ou de ce robot la compagnie Knightscope  qui avait tilté dans un centre commercial Californien en  faisant chuter un enfant et en lui roulant sur les pieds ?  

                                        Il s’agit vraisemblablement d’un problème informatique, mais peut-être pas.  J’y reviendrai…

Je vais être renvoyé dans le temps …

Cette étrange histoire commence de la plus curieuse façon : « Tu revenais chez toi quand tu es mort. »  Une histoire insolite découverte par hasard dans les méandres informatiques de la grande toile et qui se poursuit ainsi : – Tu revenais chez toi quand tu es mort. C’était un accident de voiture. Rien de vraiment remarquable, mais quand même fatal pour toi. Tu laissais derrière toi une femme et deux enfants. C’était une mort sans douleur.

 Les ambulanciers avaient tout essayé pour te sauver, mais sans succès. Tes blessures étaient telles que c’était mieux comme ça, crois-moi. C’est alors que tu m’as rencontré.

« Mais… qu’est-ce qui se passe? » as-tu demandé. « Où suis-je? »

« Tu es mort » ai-je simplement répondu. Inutile de ménager ses mots.« Il y avait un… un camion et il dérapait… »

« Ouais »« Je… je suis mort? »

« Ouais. Mais ne t’en fait pas avec ça. Tout le monde meurt » ai-je dit. Tu as regardé autour de toi. Il n’y avait que du vide. Juste toi et moi. « C’est quoi, cet endroit? » as-tu demandé. « C’est ça, la vie après la mort? »

« Plus ou moins »

« Es-tu Dieu? »

Dieu?

« Ouais » ai-je répondu. «Je suis Dieu.»

« Mes enfants… ma femme… »

« Oui, quoi? »

« Est-ce que tout va bien aller pour eux?»

« C’est ce que j’aime entendre, » ai-je dit. « Tu viens de mourir et ce qui te préoccupe le plus, c’est ta famille. C’est très bien, ça. »

Tu m’as regardé avec fascination. Pour toi, je ne ressemblais pas à Dieu. Je n’avais l’air que d’un homme normal. Ou alors une femme. Une vague figure d’autorité, peut-être, plutôt comme un professeur de grammaire que le Tout-Puissant, disons.

« Ne t’en fais pas, » ai-je dit. «Ils vont bien. Tes enfants se souviendront de toi comme quelqu’un de parfait. Ils n’auront pas eu le temps de développer le moindre mépris pour toi. Ta femme va pleurer et porter le deuil, mais elle se sentira secrètement soulagée. Il faut dire que votre mariage battait de l’aile. Si ça peut te consoler, elle se sentira très coupable d’être soulagée.

« Oh. Alors, qu’est-ce qui se passe maintenant? Est-ce que je vais aller au paradis, ou en enfer ou je sais pas… quelque chose d’autre? »

« Rien de tout ça » t’ai-je dit. « Tu vas être réincarné. »« Ah, donc c’est les Hindous qui avaient raison. »

« Toutes les religions ont raison à leur façon. Marche avec moi. »

Tu m’as suivi en marchant à travers le vide.

« Où allons-nous? »

« Nulle part en particulier » ai-je dit. « C’est agréable de marcher en discutant, c’est tout. » « Alors, quel est le but de tout ça? » as-tu demandé. « Quand je vais renaître, je vais être une page blanche, c’est ça? Un bébé. Et toutes mes expériences, tout ce que j’ai fait dans cette vie n’auront servi à rien. »

« Mais non! Tu as en toi toute la connaissance et les expériences de tes vies passées, même si tu ne t’en souviens pas pour l’instant. »

Je me suis arrêté et je t’ai pris par les épaules. « Ton âme est encore plus magnifique, immense et superbe que tu ne peux l’imaginer. Un esprit humain ne peut contenir qu’une infime fraction de ce que tu es. C’est un peu comme mettre le bout de son doigt dans un verre d’eau pour tester la température. Tu mets une petite partie de toi dans un contenant, et quand tu en ressors, tu as acquis toute l’expérience que tu pouvais en tirer. Tu étais dans un être humain ces 48 dernières années, alors tu n’as pas encore pris conscience de l’immensité de ton esprit. Si nous restions ici assez longtemps, tu commencerais à te souvenir de tout. Mais c’est inutile de faire ça entre chacune de tes vies. » 

« Combien de fois me suis-je réincarné, alors? »

« Oh, souvent. Très, très souvent. Et dans des vies très différentes» ai-je répondu.  « Cette fois, tu seras une jeune paysanne chinoise en 540 AD. »

« Attends, quoi? » as-tu balbutié. « Je vais être renvoyé dans le temps? »

« Bien, techniquement, j’imagine que oui. Le temps, tel que tu le connais, n’existe que dans ton univers. Les choses sont bien différentes là d’où je viens. »

« Là d’où tu viens? »

« Bien sûr, » ai-je expliqué. « Je viens de quelque part. Quelque part, ailleurs. Et il n’y en a pas d’autres comme moi. Je sais que tu voudrais savoir comment c’est, là-bas, mais honnêtement, tu ne pourrais pas comprendre. »

« Oh » as-tu dit, un peu déçu. « Mais attends, si je me réincarne à un autre moment dans le temps, je suis peut-être entré en contact avec moi-même à un moment? »

« Bien sûr. Ça arrive tout le temps. Et comme chacune de tes vies n’est consciente que de sa propre existence, tu ne sais jamais que c’est en train d’arriver. »

« Alors, quel est le sens de tout ça? »

« Sérieusement? » t’ai-je demandé. « Sérieusement? Tu me demandes quel est le sens de la vie? Tu ne trouves pas ça un peu cliché?»

«C’est une question raisonnable» as-tu persisté.

Je t’ai regardé droit dans les yeux. «  Le sens de la vie, la raison pour laquelle j’ai créé tout cet univers, c’est pour que tu mûrisses. »

« Tu veux dire, l’humanité? Tu veux que les humains mûrissent? »

« Non, juste toi. J’ai créé tout cet univers pour toi. A chacune de tes nouvelles vies, tu grandis, tu mûris, et ton esprit devient plus large et plus brillant. »

« Juste moi?? Et tous les autres ? »

« Il n’y a personne d’autre. » ai-je dit. « Dans cet univers, il n’y a que toi et moi. »

Tu m’as fixé longuement. « Mais tous les gens, sur terre… »

« Toujours toi. Différentes réincarnations de toi. »

« Attends. Je suis… tout le monde?! »

« Tu commences à comprendre!» t’ai-je dit en te félicitant d’une tape dans le dos.

« Je suis tous les êtres humains ayant jamais vécu? » 

« Ou qui vivront, oui,»

«Je suis Abraham Lincoln?»

«Et tu es John Wilkes Booth, aussi» ai-je ajouté.

« Je suis Hitler?» as-tu dit, consterné.

« Ainsi que les millions qu’il a tué. »

« Je suis Jésus? »

« Et tous ceux qui l’ont suivi. »

Tu es resté silencieux.

« Chaque fois que tu as fait du tort à quelqu’un, tu te faisais du tort à toi-même. Chaque acte de bonté que tu as posé, tu l’as fait à toi-même. Chaque moment heureux ou triste vécu par un humain a été, ou sera, vécu par toi. »

Longtemps, tu as réfléchi en silence.

« Pourquoi? » as-tu finalement demandé. « Pourquoi faire tout cela? »

« Parce qu’un jour, tu deviendras comme moi. Parce que c’est ce que tu es. Tu es l’un des miens. Tu es mon enfant.»

«Whoa» as-tu dit, incrédule. « Tu veux dire que je suis un dieu? »

« Non, pas encore. Tu es un fœtus. Tu es encore en train de grandir. Quand tu auras vécu chaque vie humaine à travers le temps, tu auras suffisamment  grandi pour pouvoir naître. » 

« Donc tout cet univers, en fait, ce n’est que… »

« Qu’un œuf.» ai-je répondu. « Maintenant, il est temps pour toi de continuer jusqu’à ta prochaine vie. »

Et je t’ai fait continuer ton chemin…

Cette histoire est l’œuvre d’Andy Weir. Titre original The Egg, traduction Alexandrine Latendresse

Quels enseignements tirer du cancer ?

Il y a maintenant  trois ans qu’on m’a diagnostiqué le cancer. Trois ans à vivre malgré les opérations, la chimio, trois ans de grâce avec des hauts et des bas ! Le 9 juin 2014, les médecins m’ont annoncé que j’avais un cancer du côlon avec une tumeur obstruant 60% de l’anus. Cette tumeur colorectale était inopérable à cause des métastases au foie et ce cancer avait atteint la phase 4 (il n’y a pas de stade 5) …

Voici comment je me sentais lorsque j'ai été diagnostiqué

 Voici comment je me sentais lorsque j’ai été diagnostiqué

Depuis, j’ai subi cinq opérations et la dernière a failli me coûter la vie, mais qu’importe ! Désormais, je vis mon temps sur la terre comme un cadeau. Avec le recul, je suis persuadé que la maladie a pour but de nous allumer mentalement et de provoquer en nous une introspection à partir de l’enfance, jusqu’à aujourd’hui.  Cette introspection  peut faire naître des sentiments des émotions comme la colère, la rancune, le regret, la révolte, pour aboutir idéalement au pardon à la reconnaissance et à la joie.  

Grâce à la maladie  j’ai appris à vivre plus intensément, à me questionner sur la nature de la réalité et sur la place que nous occupons dans l’univers.  J’ai découvert des gens extraordinaires, comme Anne-Marie Séguin et son amie la cinéaste Marcia Pilote, le  Dr Rogério Brandão, la  fleur de vie  des anciens Égyptiens  que j’ai découverts grâce au travaux du Dr Nassim Haramein, ou bien encore la fabuleuse histoire de Madame Francine Christophe, cette poétesse française déportée en 1944, sans oublier les beaux livres d’Eckart Tolle que m’a fait connaître mon fils Lucien, lorsque j’étais à l’hôpital. De même que les résultats des travaux sur le cancer du  Dr. Carl Simonton, ou encore les ultimes fragments d’un long voyage de l’écrivaine Christiane Singer, ceux non moins émouvants du chanteur Gerry Boulay,  d’Athena Orchardou encore les surprenantes découvertes du Dr. Hans-Peter Dürr, en matière de mécanique quantique, de même que les travaux de la Dre Lissa Rankin sur l’auto-guérison, l’univers fabuleux des fractales de Benoît Mandelbrot, celui de Bruno Groening sans oublier les bons biscuits de Madame Wong, que m’a fait découvrir ma fille Cloé  lors de mon dernier séjour à l’hôpital. 

Au fil de ces «rencontres» j’ai acquis la conviction que la pensée matérialiste conduit à un cul de sac et que seul l’amour peut changer et influencer positivement les relations humaines.  La maladie (mal a dit) m’a également fait comprendre qu’il faut accepter sa destinée et vivre comme si on était en santé.  Accepter que l’on est mortel; profiter du temps qui passe et vivre sa vie, non pas comme un combat que l’on doit mener contre le cancer, mais plutôt comme une grâce, un cadeau merveilleux au cœur de cette réalité dont la nature intrinsèque nous échappe si souvent. Mais surtout, surtout avoir la foi !  Celle du charbonnier  dont parlait Brassens, car on le sait aujourd’hui, la foi quelle qu’elle soit,  a un pouvoir de guérison redoutable puisque : L’influence de la spiritualité ou des croyances sur la spiritualité est désormais établie. Le bien-être spirituel peut signifier de meilleurs résultats sur le plan de la santé et des effets bénéfiques sur ceux de la longévité, des habiletés d’adaptation à la maladie, de la qualité de vie et des attitudes positives face à la vie (moins de stress, de dépression et de pensées suicidaires). De plus, les problèmes non résolus de détresse spirituelle peuvent contribuer à la détérioration de l’état de santé ou réduire les chances de guérison, notamment en matière de cancer.1

Et si malgré tout ça on ne guérit pas c’est que le temps qui nous était alloué ici est terminé.  Il nous faudra quitter notre dépouille terrestre, pour sans doute revenir comme le pensait Platon afin de parfaire et approfondir notre connaissance de la réalité. Mais d’ici là il faut vivre, vivre, s’enivrer de l’air du temps, des merveilles de la vie et  vivre chaque jour avec les hauts et les bas de la maladie …

 

 

 

Savons-nous vraiment ce que nous sommes ?

     Pierre-J Ratio

Sur le fronton du Temple de Delphes, au pied du mont Parnasse, les anciens Grecs avaient gravé la devise : Connais-toi, toi-même et tu connaîtras l’univers et les Dieux. Delphes abritait alors le sanctuaire d’Apollon, là où résidait la Pythie, cette prêtresse que l’on interrogeait pour consulter l’oracle.

Près de trente siècles plus tard, la devise de Delphes demeure plus que jamais d’actualité, que l’on soit malade ou non. Socrate en avait fait un de ces sujets de réflexion et pour lui cette connaissance de soi ne pouvait se faire qu’au moyen d’un dialogue entre l’âme et elle-même, où bien entre un élève et son maître.  Selon le philosophe, chaque être humain dispose du savoir en lui-même et il suffit de se le rappeler pour atteindre la sagesse.

Mais aujourd’hui, malgré notre technologie, savons-nous vraiment ce que nous sommes ? Qu’est-ce qui justifie nos choix ? Quel est notre rapport à l’univers ? C’est la question que s’est posée Maya Civet.   Voici le texte Maya :

       Maya Civet

– Rien ne justifie la souffrance, sauf la résistance. Ça nécessite d’y voir clair. En soi. Une telle énergie dépasse largement l’ambition dirigée par d’obscurs projets. Et l’a toujours dépassée et la dépassera toujours.

Forts de ce fait, savons-nous ce que nous sommes ? Toujours conditionné-es, ou libres du vrai choix ? Sommes-nous de la vie, ou sommes-nous du pouvoir ? La vie est un long et lent processus qui engage, le pouvoir est son inverse…  Il n’y a pas de vrai pouvoir sans la patience, et l’engagement. Il n’y a pas de joie réelle sans la liberté. Aucun programme n’est à la mesure du vivant. Ça échoue, c’est nécessaire. L’univers, c’est nous et tout ce que nous ne sommes pas capables de mesurer. L’individu s’y perd et pose ses affirmations exclusives. Dictées par quoi, que savons-nous de l’intention, des possibles, et que savons-nous ? De nous-mêmes ? Oui, nous avons le choix, d’êtres des aventuriers, mais aussi d’être des sales cons. Ça devient très clair, pour peu que l’amour…  Maya Civet

Merci Maya de m’avoir permis de publier ce texte.  Je pense qu’il va toucher bien des gens et notamment les personnes atteintes par la maladie, car avec elle on apprend à vivre mais aussi à côtoyer la mort et à revoir notre rapport à l’univers.

Le cancer nous permet en effet de fréquenter la souffrance, le mal-être, mais aussi l’éphémérité des choses.  Il nous apprend surtout à profiter de la vie et du moment présent. Oui Maya, nous avons le choix, d’êtres des aventuriers, mais aussi d’être des sales cons. On peut aussi choisir de voir le verre à moitié plein, et en ce sens Anne-Marie Séguin, nous a laissé un précieux témoignage sur le sujet.

Brille !

Peu importe le contexte, nous devons apprendre à briller de notre propre lumière et suivre notre route sans craindre les ténèbres, puisque c’est là que rayonnent les étoiles… 

Briller de sa propre lumière

Rappelle-toi quand tu étais jeune, tu brillais comme le soleil. Continue de briller toi le diamant fou.
Maintenant il y a un regard dans tes yeux,
Comme des trous noirs dans le ciel.
Continue de briller toi le diamant fou.

Tu as été pris entre les feux croisés
De l’enfance et de la célébrité
Propulsé dans le vent d’acier
Allez, toi la cible des rires lointains
Allez toi l’étranger, toi la légende, toi le martyr, et brille !

Tu as découvert le secret trop tôt,
Tu as pleuré pour la lune.
Continue de briller toi le diamant fou.
Menacé par les ombres la nuit.
Et exposé à la lumière.
Continue de briller toi le diamant fou.

Bien, tu t’es désisté de ton invitation
Avec une précision aléatoire.
Tu as chevauché la brise d’acier.
Viens toi le fêtard, toi le visionnaire des visions,
Viens toi le peintre, toi le flûtiste, toi le prisonnier, et brille !

Cette pièce d’anthologie m’a été envoyée par mon amie Maya, ce qui m’a incité à traduire le texte ci-dessus à partir de cette vidéo. 

Connaissance de l’esprit Atmabodha

 

 

Le relais pour la vie – Appropriez-vous le rêve…

Cette année encore la Société Canadienne du Cancer vous invite à participer au relais pour la vie. Votre implication peut faire la différence car toutes les trois minutes un Canadien-ne,  reçoit un diagnostique de cancer.  

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Que vous soyez là pour acclamer les survivants, marcher, passer le bâton à votre coéquipier ou participer aux activités en bordure de piste, le Relais pour la vie est bien plus qu’une marche contre le cancer c’est un parcours. Inscrivez-vous ici.

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Quand le cancer rencontre le phénix

p3Toutes les personnes qui sont touchées par le cancer savent à quel point cette maladie transforme notre humanité.  Elle agit sur toutes les sphères de notre vie : physique, mentale, émotionnelle et spirituelle.  Elle nous force également à considérer l’échéance et à regarder la mort droit dans les yeux.

Face à la maladie, la plupart des gens acceptent de recevoir des traitements de chimio, de radiothérapie d’hormonothérapie, ou choisissent les «soins alternatifs» avec tous les risques que cela comporte. Enfin d’autres malades, pour toutes sortes de raison, préfèrent ne plus suivre de traitements et d’attendre la mort. – C’est le choix de chacun, peut-être même la destinée?

soLe cancer nous permet également de faire le point sur notre être, sur le chemin parcouru au cours de notre vie terrestre.  Chemin qui est bien loin d’égaler celui du phénix, cet oiseau mythique qui disait-on, vivait cinq cent ans. Selon la tradition, le phénix était originaire de l’Inde.  Sentant sa fin venir il quitta son pays pour rejoindre la forêt du Liban, puis Héliopolis, la ville du soleil, en Égypte. Il arriva dans cette ville les ailes chargées de branches aromatiques, afin de s’y construire un nid.

phenix1phenix3Après s’être posé sur l’autel des sacrifices il construisit son nid avec les branches aromatiques qu’il avait apportées.  Il y déposa de la myrrhe, de l’encens, des feuilles de laurier, des brins de nard doux, de la cinnamone, puis il y mis le feu avant d’être consumé par les flammes.

Trois jours plus tard il renaissait de ses cendres, et en ce sens il rappelle d’ailleurs étrangement la résurrection du Christ qui : ressuscita le troisième jour, conformément aux Écritures (I Cor 15,4)…

La puissance de ce symbole nous vient du fond des âges; ainsi Bénou, le phénix de la mythologie égyptienne était adoré à Héliopolis, la ville de Ré. Le livre des morts dit de lui « Je suis l’Oiseau Bénou, l’Âme/cœur de , le Guide des Dieux vers le Douât ». Bénou est également lié à Atoum, le dieu du soleil couchant.

reChacun regarde le prisme de la vie à sa façon. On peut choisir de voir le verre à moitié vide ou à moitié plein. Personnellement j’ai choisi de le voir à moitié plein, et je pense que la symbolique de du phénix mérite d’être utilisée comme un outil pour vaincre le cancer.

D’un point de vue métaphysique on peut considérer cet oiseau comme étant le symbole de l’âme et de la résurrection, mais aussi comme le triomphe de l’esprit et de la lumière sur la matière, la maladie et sur la mort.

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