Cancer

Quels enseignements tirer du cancer ?

Il y a maintenant  trois ans qu’on m’a diagnostiqué le cancer. Trois ans à vivre malgré les opérations, la chimio, trois ans de grâce avec des hauts et des bas ! Le 9 juin 2014, les médecins m’ont annoncé que j’avais un cancer du côlon avec une tumeur obstruant 60% de l’anus. Cette tumeur colorectale était inopérable à cause des métastases au foie et ce cancer avait atteint la phase 4 (il n’y a pas de stade 5) …

Voici comment je me sentais lorsque j'ai été diagnostiqué

 Voici comment je me sentais lorsque j’ai été diagnostiqué

Depuis, j’ai subi cinq opérations et la dernière a failli me coûter la vie, mais qu’importe ! Désormais, je vis mon temps sur la terre comme un cadeau. Avec le recul, je suis persuadé que la maladie a pour but de nous allumer mentalement et de provoquer en nous une introspection à partir de l’enfance, jusqu’à aujourd’hui.  Cette introspection  peut faire naître des sentiments des émotions comme la colère, la rancune, le regret, la révolte, pour aboutir idéalement au pardon à la reconnaissance et à la joie.  

Grâce à la maladie  j’ai appris à vivre plus intensément, à me questionner sur la nature de la réalité et sur la place que nous occupons dans l’univers.  J’ai découvert des gens extraordinaires, comme Anne-Marie Séguin et son amie la cinéaste Marcia Pilote, le  Dr Rogério Brandão, la  fleur de vie  des anciens Égyptiens  que j’ai découverts grâce au travaux du Dr Nassim Haramein, ou bien encore la fabuleuse histoire de Madame Francine Christophe, cette poétesse française déportée en 1944, sans oublier les beaux livres d’Eckart Tolle que m’a fait connaître mon fils Lucien, lorsque j’étais à l’hôpital. De même que les résultats des travaux sur le cancer du  Dr. Carl Simonton, ou encore les ultimes fragments d’un long voyage de l’écrivaine Christiane Singer, ceux non moins émouvants du chanteur Gerry Boulay,  d’Athena Orchardou encore les surprenantes découvertes du Dr. Hans-Peter Dürr, en matière de mécanique quantique, de même que les travaux de la Dre Lissa Rankin sur l’auto-guérison, l’univers fabuleux des fractales de Benoît Mandelbrot, celui de Bruno Groening sans oublier les bons biscuits de Madame Wong, que m’a fait découvrir ma fille Cloé  lors de mon dernier séjour à l’hôpital. 

Au fil de ces «rencontres» j’ai acquis la conviction que la pensée matérialiste conduit à un cul de sac et que seul l’amour peut changer et influencer positivement les relations humaines.  La maladie (mal a dit) m’a également fait comprendre qu’il faut accepter sa destinée et vivre comme si on était en santé.  Accepter que l’on est mortel; profiter du temps qui passe et vivre sa vie, non pas comme un combat que l’on doit mener contre le cancer, mais plutôt comme une grâce, un cadeau merveilleux au cœur de cette réalité dont la nature intrinsèque nous échappe si souvent. Mais surtout, surtout avoir la foi !  Celle du charbonnier  dont parlait Brassens, car on le sait aujourd’hui, la foi quelle qu’elle soit,  a un pouvoir de guérison redoutable puisque : L’influence de la spiritualité ou des croyances sur la spiritualité est désormais établie. Le bien-être spirituel peut signifier de meilleurs résultats sur le plan de la santé et des effets bénéfiques sur ceux de la longévité, des habiletés d’adaptation à la maladie, de la qualité de vie et des attitudes positives face à la vie (moins de stress, de dépression et de pensées suicidaires). De plus, les problèmes non résolus de détresse spirituelle peuvent contribuer à la détérioration de l’état de santé ou réduire les chances de guérison, notamment en matière de cancer.1

Et si malgré tout ça on ne guérit pas c’est que le temps qui nous était alloué ici est terminé.  Il nous faudra quitter notre dépouille terrestre, pour sans doute revenir comme le pensait Platon afin de parfaire et approfondir notre connaissance de la réalité. Mais d’ici là il faut vivre, vivre, s’enivrer de l’air du temps, des merveilles de la vie et  vivre chaque jour avec les hauts et les bas de la maladie …

 

 

 

Savons-nous vraiment ce que nous sommes ?

     Pierre-J Ratio

Sur le fronton du Temple de Delphes, au pied du mont Parnasse, les anciens Grecs avaient gravé la devise : Connais-toi, toi-même et tu connaîtras l’univers et les Dieux. Delphes abritait alors le sanctuaire d’Apollon, là où résidait la Pythie, cette prêtresse que l’on interrogeait pour consulter l’oracle.

Près de trente siècles plus tard, la devise de Delphes demeure plus que jamais d’actualité, que l’on soit malade ou non. Socrate en avait fait un de ces sujets de réflexion et pour lui cette connaissance de soi ne pouvait se faire qu’au moyen d’un dialogue entre l’âme et elle-même, où bien entre un élève et son maître.  Selon le philosophe, chaque être humain dispose du savoir en lui-même et il suffit de se le rappeler pour atteindre la sagesse.

Mais aujourd’hui, malgré notre technologie, savons-nous vraiment ce que nous sommes ? Qu’est-ce qui justifie nos choix ? Quel est notre rapport à l’univers ? C’est la question que s’est posée Maya Civet.   Voici le texte Maya :

       Maya Civet

– Rien ne justifie la souffrance, sauf la résistance. Ça nécessite d’y voir clair. En soi. Une telle énergie dépasse largement l’ambition dirigée par d’obscurs projets. Et l’a toujours dépassée et la dépassera toujours.

Forts de ce fait, savons-nous ce que nous sommes ? Toujours conditionné-es, ou libres du vrai choix ? Sommes-nous de la vie, ou sommes-nous du pouvoir ? La vie est un long et lent processus qui engage, le pouvoir est son inverse…  Il n’y a pas de vrai pouvoir sans la patience, et l’engagement. Il n’y a pas de joie réelle sans la liberté. Aucun programme n’est à la mesure du vivant. Ça échoue, c’est nécessaire. L’univers, c’est nous et tout ce que nous ne sommes pas capables de mesurer. L’individu s’y perd et pose ses affirmations exclusives. Dictées par quoi, que savons-nous de l’intention, des possibles, et que savons-nous ? De nous-mêmes ? Oui, nous avons le choix, d’êtres des aventuriers, mais aussi d’être des sales cons. Ça devient très clair, pour peu que l’amour…  Maya Civet

Merci Maya de m’avoir permis de publier ce texte.  Je pense qu’il va toucher bien des gens et notamment les personnes atteintes par la maladie, car avec elle on apprend à vivre mais aussi à côtoyer la mort et à revoir notre rapport à l’univers.

Le cancer nous permet en effet de fréquenter la souffrance, le mal-être, mais aussi l’éphémérité des choses.  Il nous apprend surtout à profiter de la vie et du moment présent. Oui Maya, nous avons le choix, d’êtres des aventuriers, mais aussi d’être des sales cons. On peut aussi choisir de voir le verre à moitié plein, et en ce sens Anne-Marie Séguin, nous a laissé un précieux témoignage sur le sujet.

Survivre à une occlusion intestinale et à 12 jours de jeûne…

pjtubeJe suis de retour à la maison après 13 jours passés à l’hôpital où on m’a débloqué les intestins qui étaient totalement bouchés depuis 14 jours. On appelle ça une occlusion intestinale.

L’opération s’est bien déroulée, mais je suis resté 12 jours sans manger…Oui 12 jours! En fait je ne pensais pas que les humains pouvaient rester si longtemps sans s’alimenter…

Je me retrouve donc avec une nouvelle cicatrice sur le ventre et des points métalliques qui seront enlevés sous peu. La bonne nouvelle c’est qu’ils n’ont pas trouvé de traces de cancer dans les intestins, par contre la tumeur intestinale a migré au foie. He oui ça se promène parfois ces choses-là. Au moins on va pouvoir mieux la cibler.

Tout ça pour dire que la technologie médicale est de plus en plus avancée et elle nous permet chaque jour de prolonger notre séjour sur cette planète où nous avons tant à apprendre. Il y a quelques années à peine la technologie n’était pas assez avancée pour pouvoir effectuer ce genre d’opération. Je considère donc que le reste du temps qu’il me reste à vivre suite à cette opération est un bonus, un cadeau de la vie et c’est très apprécié.

Méditation fractale

fracpi5pgLes fractales ne cessent d’étonner depuis leur découverte en 1974 par le physicien franco-américain Benoît Mandelbrot.  Ces formes microscopiques naturelles que l’on retrouve partout sont semblables à des poupées russes, qui  se répètent à différentes échelles. Ainsi dans la nature la branche d’un arbre ou la fronde d’une fougère sont des répliques miniatures de l’ensemble de la plante. 

La géographie fractale fait l’objet de recherches dans plusieurs domaines dont la biologie, la santé et la médecine préventive. C’est ainsi que les chercheurs ont découverts  que contrairement à ce que l’on croyait jusqu’ici,  le cœur humain «ne bat pas de façon régulière ou linéaire, mais plutôt que  le rythme d’un cœur en bonne santé fluctue selon une structure fractale. Il en va de même, de La distribution du sang dans l’organisme qui répond lui aussi à un modèle fractal.»

Au niveau méditatif la technologie nous permet de pénétrer de plus en plus en loin dans l’univers de la géométrie fractale; un monde  éblouissant et hypnotique :

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Les applications fractales ne sont pas que méditatives, ainsi à Toronto des chercheurs utilisent désormais «l’imagerie ultrasonore pour identifier les caractéristiques fractales de la circulation sanguine dans des foies sains et malades. Ils espèrent ainsi mesurer les dimensions fractales de ces flux sanguins et faire appel à des modèles mathématiques pour détecter plus tôt la formation de cellules cancéreuses. Avec l’approche fractale, ils n’auront pas besoin d’images médicales plus précises ni de machines plus puissantes pour voir les minuscules structures précancéreuses. Ce sont les mathématiques, et non les microscopes, qui assureront la détection la plus précoce.»

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Nassim Haramein : la théorie de l’univers fractal-holographique

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Les fractales sont des objets magnifiques à la fois simples et complexes. Plongez dans leur univers !

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Sources : 

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Découverte d’un mécanisme qui permet aux cellules cancéreuses de déjouer le système immunitaire

pierre-jacques-ratioDes chercheurs canadiens ont découvert un mécanisme qui permet aux cellules cancéreuses de déjouer le système immunitaire pour former des métastases.  Grâce aux travaux menés par une équipe de chercheurs dirigée par Iryna Saranchova de l’Université de la Colombie-Britannique (UCB), on comprend mieux désormais, comment  les cellules cancéreuses se répandent dans le corps. Les chercheurs ont effet découvert que les cellules cancéreuses se transforment génétiquement au fil du temps et que ce faisant elles perdent la faculté de produire une protéine connue sous le nom d’interleukine-33 (IL-33).

nterleukine 33. Son gène est le IL33 situé sur le chromosome 9 humain. Photo Wikipédia

Interleukine 33. Son gène est le IL33 situé sur le chromosome 9 humain. Photo Wikipédia

Cette protéine joue un rôle essentiel dans l’équilibre du système immunitaire et si elle disparaît dans une tumeur par exemple, le système immunitaire n’a plus les capacités de reconnaître les cellules cancéreuses qui peuvent alors se répandre librement dans tous le corps tout en provoquant des métastasesC’est ce qu’on appelle un cancer métastatique.

Un lymphocyte, principale composante du système immunitaire humain

Un lymphocyte, principale composante du système immunitaire humain

Cependant, même si le système immunitaire est capable de reconnaître et de neutraliser l’apparition et la prolifération de tumeurs primaires, il ne peut détecter les tumeurs métastatiques, ce qui facilite alors leur prolifération.  Toutefois les choses sont en train de changer depuis la récente découverte des chercheurs de l’UCB.

Selon le professeur Wilfred Jefferies, les chercheurs ont «découvert un nouveau mécanisme qui décrit comment les tumeurs métastatiques peuvent déjouer le système immunitaire. Nous sommes même parvenus à inverser le processus afin de rendre les tumeurs visibles à nouveau pour le système immunitaire.» 

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La protéine DENND2B active la protéine Rab13, qui stimule les cellules cancéreuses. Photo : Wikimedia Commons

D’après les chercheurs, la disparition de l’IL-33 touche surtout les cas de cancer épithéliaux, dont les cancers du sein, de la prostate, de la peau,  de l’utérus,  du  poumon, du pancréas etc.  Les résultats de cette étude ont été présentés dans la revue Nature sous la rubrique Scientific Reports. Cette découverte fait suite aux travaux menés par le Professeur Peter McPherson et ses collègues de l’Institut neurologique de Montréal, qui en mars 2015 avaient identifié la protéine DENND2B, une enzyme qui favorise la migration des cellules.  Les résultats de cette étude ont été publiés dans The Journal of Cell biologyPour le Pr McPherson Rab13 «est  un outil essentiel pour la recherche future sur les traitements anticancéreux». Ces deux découvertes majeures suscitent bien de l’espoir et nous rapproche chaque jour un peu plus de la guérison.

Ces émotions qui guérissent

Pierre-Jacques RatioAu cours des années soixante-dix, le Dr. Condace Pert et son équipe, ont découvert que chacune de nos cellules abritent des récepteurs pour les molécules de l’émotion. Depuis, les chercheurs ont identifié trois émotions et sentiments susceptibles de guérir le corps et l’âme. Ces trois éléments sont la gratitude, l’amour et la foi.

La gratitude : Selon le professeur de psychologie Robert Emmons, de l’université de Californie, la gratitude « aide une personne à diriger son attention vers les choses heureuses de sa vie et à la détourner de ce qui lui manque. Pratiquer la gratitude détourne l’attention du moi, la dirige davantage vers les autres et ce qu’ils nous procurent  ». gratitude eeMême son de cloche du côté de Phillip Watkins, chercheur à l’université de psychologie de Washington qui précise que « se réjouir de ce que nous considérons comme des acquis : une famille, un toit, une bonne santé, nous fait apprécier notre vie, Cette reconnaissance consciente nous amène à apprécier ce que nous avons plutôt qu’à déplorer ce qui nous manque. » C’est ainsi que le professeur Emmons a découvert que les personnes qui font régulièrement une liste des motifs pour lesquels elles se réjouissent se sentent mieux dans leur peau, Ce qui fait dire au psychiatre et psychothérapeute Christophe André, que la gratitude est « bénéfique à l’estime de soi, car elle augmente le sentiment d’appartenance à un groupe, à une lignée, à une collectivité humaine ».                                                           http://oserchanger.com/blogue_2/2013/05/17/la-gratitude-un-exercice-contre-le-stress/
http://www.psychologies.com/Moi/Moi-et-les-autres/Relationnel/Articles-et-Dossiers/Dire-merci/La-gratitude-ca-fait-du-bien
http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Comportement/Articles-et-Dossiers/Adoptez-la-gratitude-attitude
L’amour :
harvardÀ Harvard, le Dr, McClelland a demandé à un groupe d’étudiants de méditer en pensant aux personnes qui avaient été bonnes envers eux au cours de leur vie. Après cette méditation le Dr, McClelland a constaté que le nombre de cellules T (marqueur de la qualité de l’immunité) avait augmenté chez ce groupe-témoin dans des proportions importantes. Au cours d’une autre expérience il a présenté à ses d’étudiants un documentaire sur Mère Térésa « où on la voit soigner des malades tendrement.Il a mesuré le taux Ig A (immunoglobuline utile dans la lutte contre les affections virales ) dans leur salive avant et après la projection. Le niveau Ig A a nettement augmenté chez les spectateurs, même ceux qui ne l’admiraient pas ou qui la prenaient pour une « bigote »ou autre. Un peu plus tard, il a validé cette expérience en demandant cette fois aux étudiants de penser à des moments où ils avaient senti que quelqu’un s’occupait d’eux et les aimait profondément, puis à des moments où ils avaient été amoureux, Les résultats étaient similaire révélant un Ig A en hausse!
coeurs d'amour.1Pour la psychologue et psychanalyste Malvine Zalcberg, « l’amour est ce qui nous enjoint de ne pas nous limiter à une vie dans laquelle il n’y aurait pas d’échanges importants, de partage d’idées et d’élaboration de projets communs. Apprendre à reconnaître l’importance qu’une autre personne peut avoir dans nos vies nous extirpe de la dynamique, si commune de nos jours, de l’isolement et de la sustentation d’un narcissisme gonflé ».
L’amour c’est la clé, on le sait depuis longtemps : « Aimez-vous les uns les autres.» peut- on lire dans Jean 13.3
http://www.psychologies.com/Couple/Vie-de-couple/Amour/Articles-et-Dossiers/Jusqu-ou-l-amour-nous-transforme
http://marielea.over-blog.com/article-y-a-que-l-amour-qui-nous-va-67630189.html
La foi :
boudhaLa foi n’implique pas nécessairement d’être reliée à une croyance religieuse, et tel n’est pas mon propos. Je veux parler de la foi dans son sens premier, puisque étymologiquement, ce terme provient du latin fides et se rattache à une racine indo-européenne bheidh, qui signifie « avoir confiance ». Avoir foi en la vie et en la guérison c’est l’affaire de chacun puisque avoir la foi implique d’être persuadé qu’il existe dans notre être profond, une force qui transcende la maladie ou les épreuves de la vie. Libre à chacun de lui donner le nom qu’il veut…                                       http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k68008w/f9.image     http://www.espritsciencemetaphysiques.com/les-3-emotions-guerissent.html
http://forum.psychologies.com/psychologiescom/Spiritualite-s/signifie-sujet_2449_1.htm

La chimiothérapie et les globules blancs

oeil3 Parmi les effets secondaires de la chimiothérapie on retrouve souvent une baisse des globules blancs, ce qui a pour résultat de suspendre provisoirement les traitements. Pour la personne atteinte du cancer, les globules blancs représentent un monde inconnu qu’il est utile de connaître afin de les visualiser pour hâter son rétablissement. Dans ce premier volet je vous propose de découvrir ensemble le monde microscopique des monocytes et des lymphocytes.

L’univers des globules blancs

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Les trois types de cellules sanguines vues au microscope électronique à balayage. De gauche à droite, un érythrocyte, un thrombocyte et un leucocyte

Le rôle spécifique de ces cellules est d’assurer la défense immunitaire de notre corps. Les globules blancs que l’on appelle également leucocytes (du grec leukos : blanc et kutos : cellule) sont produits dans la moelle osseuse.  Ils  sont composés de différentes éléments aux noms bizarres parmi lesquels on retrouve : les monocytes, les lymphocytes, les polynucléaires et les Neutrophiles. 

Chacune de ces cellules jouent un rôle déterminant dans la lutte contre les infections. Elles permettent notamment d’éliminer les virus, les bactéries, les champignons et les parasites.

Les monocytes

MonocytesCes cellules de petites tailles (7 µm de diamètre) ont une durée de vie très courte dans le sang (environ 24 heures). En microscopie optique, elles présentent un noyau qui occupe la quasi-totalité de la cellule. Leur forme est régulière et arrondie. Ce sont des cellules mononuclées, qui représentent 2 à 10 % de l’ensemble des globules blancs. Elles passent ensuite dans les tissus où elles se transforment en macrophages qui cannibaliseront les débris cellulaires et les pathogènes.

macrophage

Voyez un macrophage en action

Les lymphocytes
Les lymphocytes jouent un rôle majeur  dans le  système immunitaires et dans la fabrication des anticorps.  Ce sont des cellules mononuclées, avec une durée de vie variable. 
Certains lymphocytes mémoires peuvent avoir une durée de vie très longue. En microscopie optique, elles se présentent sous la forme de cellules de petites tailles, environ 7 µm de diamètre avec un noyau occupant la quasi-totalité de la cellule. Leur forme est régulière et arrondie et possède une petite frange cytoplasmique périphérique d’aspect mauve au MGG. Le noyau est sphérique, dense. (© Université Médicale Virtuelle Francophone)

Lymphocyte

Un lymphocyte, vu par un microscope électronique à balayage

Les lymphocytes sont respon-sables des réponses immunitaires. Il existe deux  principaux types de lymphocytes: les cellules B et les cellules T. Les lymphocytes B produisent des anticorps qui attaquent les bactéries et les toxines tandis que les cellules T attaquent les cellules du corps quand elles sont prisonnières  de virus ou qu’elles sont devenues cancéreuses. Chez une personne en bonne santé, leur nombre varie de 160 à 1000/nm.

Sources :