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Quand le cancer rencontre le phénix

p3Toutes les personnes qui sont touchées par le cancer savent à quel point cette maladie transforme notre humanité.  Elle agit sur toutes les sphères de notre vie : physique, mentale, émotionnelle et spirituelle.  Elle nous force également à considérer l’échéance et à regarder la mort droit dans les yeux.

Face à la maladie, la plupart des gens acceptent de recevoir des traitements de chimio, de radiothérapie d’hormonothérapie, ou choisissent les «soins alternatifs» avec tous les risques que cela comporte. Enfin d’autres malades, pour toutes sortes de raison, préfèrent ne plus suivre de traitements et d’attendre la mort. – C’est le choix de chacun, peut-être même la destinée?

soLe cancer nous permet également de faire le point sur notre être, sur le chemin parcouru au cours de notre vie terrestre.  Chemin qui est bien loin d’égaler celui du phénix, cet oiseau mythique qui disait-on, vivait cinq cent ans. Selon la tradition, le phénix était originaire de l’Inde.  Sentant sa fin venir il quitta son pays pour rejoindre la forêt du Liban, puis Héliopolis, la ville du soleil, en Égypte. Il arriva dans cette ville les ailes chargées de branches aromatiques, afin de s’y construire un nid.

phenix1phenix3Après s’être posé sur l’autel des sacrifices il construisit son nid avec les branches aromatiques qu’il avait apportées.  Il y déposa de la myrrhe, de l’encens, des feuilles de laurier, des brins de nard doux, de la cinnamone, puis il y mis le feu avant d’être consumé par les flammes.

Trois jours plus tard il renaissait de ses cendres, et en ce sens il rappelle d’ailleurs étrangement la résurrection du Christ qui : ressuscita le troisième jour, conformément aux Écritures (I Cor 15,4)…

La puissance de ce symbole nous vient du fond des âges; ainsi Bénou, le phénix de la mythologie égyptienne était adoré à Héliopolis, la ville de Ré. Le livre des morts dit de lui « Je suis l’Oiseau Bénou, l’Âme/cœur de , le Guide des Dieux vers le Douât ». Bénou est également lié à Atoum, le dieu du soleil couchant.

reChacun regarde le prisme de la vie à sa façon. On peut choisir de voir le verre à moitié vide ou à moitié plein. Personnellement j’ai choisi de le voir à moitié plein, et je pense que la symbolique de du phénix mérite d’être utilisée comme un outil pour vaincre le cancer.

D’un point de vue métaphysique on peut considérer cet oiseau comme étant le symbole de l’âme et de la résurrection, mais aussi comme le triomphe de l’esprit et de la lumière sur la matière, la maladie et sur la mort.

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Guérir grâce à la visualisation symbolique

PédroVivre avec un cancer de stade 4, nous force à accepter la présence quotidienne de la mort à nos côtés.  On sait qu’elle n’est jamais très loin, qu’elle rode, alors on se permet de la défier pour repousser l’échéance le plus loin possible, car on veut vivre, vivre encore …

La maladie nous permet de faire le point sur notre existence, de vivre au maximum l’instant présent, de profiter de nos proches, de nos ami-es, bref de se gaver d’amour et d’amitié!  La maladie nous offre également beaucoup de temps pour penser, pour méditer, pour nous interroger sur notre essence même. Personnellement le cancer m’a offert la possibilité de vivre pleinement le présent mais aussi d’approfondir mes connaissances du passé.  En tant qu’anthropologue et comme archéologue j’ai passé une bonne partie de ma vie à analyser les us et coutumes des anciens, ce qui m’a permis de visiter plusieurs époques dont celles de la préhistoire, du monde gréco-romain, paléochrétien, médiéval, celui de la Nouvelle-France et de l’empire britannique.  Mais depuis que je suis malade je focalise mon attention sur les premières civilisations humaines.  Je réalise, par exemple,  que l’on ne connait à peu près rien de l’Ancien Empire égyptien (2700 à 2200 av. notre ère.). De même l’angélologie, un phénomène anthropologique des plus intéressant, demeure largement sous-documenté.

8 siecle

Les ivoires d’Arslan Tash, musée du Louvre, 8 siècle avant JC

D’un point de vue historique, l’apparition des premières représentations d’êtres ailés anthropomorphes ne semble pas remonter au-delà du 1er millénaire avant JC). Le British museum conserve une belle représentation d’une déesse ailée datant de l’époque paléo-babylonienne qui fut confectionnée entre 1765 et 45 avant JC.  Cette «Reine de la Nuit» représente une déesse d’origine incertaine.

Dans la littérature,  les anges apparaissent pour la première fois sous la plume des néoplatoniciens, dont  Porphyre de Tyr (vers 260) et  Jamblique (vers 320).  Les anges, selon ces auteurs se définissent hiérarchiquement de la façon suivante : dieux, archanges, anges, démons, héros, archontes du cosmos ou de la matière, âmes. Ainsi, [toi, Porphyre de Tyr] «  t’enquiers de ce qui manifeste la

Victoire de Samothrace 220-1985 av. JC

Victoire de Samothrace 220-1985 av. JC

présence d’un dieu, d’un ange, d’un archange, d’un démon ou de quelque archonte [gouverneur de planète] ou d’une âme. D’un mot, je prononce que les manifestations s’accordent à leurs essences, puissances et activités… D’une seule espèce sont les apparitions des dieux ; celles des démons variés ; celles des anges, plus simples que celles des démons, mais inférieures à celles des dieux ; celles des archanges, plus proches des causes divines ; quant à celles des archontes, si tu entends par là les maîtres du monde qui administrent les éléments sublunaires, elles sont variées, mais rangées en ordre […] »

Rappelons que le mot ange vient du latin angelos, dérivé du grec ἄγγελος «Le messager des Muses». En hébreu מלאך, malakh, signifie également  «messager». L’archéologie indique toutefois que l’apparition des anges ne date que de trois millénaires au plus, cependant leurs pendants zoomorphes sont nombreux, pensons simplement à Pégase le cheval volant ou aux créaturAssirie génie aile a tete d'aiglees ailées de Mésopotamie.

Assiriechevaux ailés

L’angélologie et ses liens avec le cancer

Niké_Éphèse

Niké à Éphèse

Dans mon article intitulé Apprendre à visualiser la guérisonje vous ai présenté les travaux du docteur Simonton et de son équipe sur la visualisation en fonction de la guérison. Les travaux de ces chercheurs ont permis d’identifier deux types de visualisation l’une est la visualisation réaliste et l’autre la visualisation symbolique.  La première implique des images réalistes, alors que la visualisation symbolique fait appel à des notions qui créent consciemment des symboles à des fins thérapeutiques.  On peut dès lors imaginer manger de la lumière ou encore recevoir la visite d’un ange ou d’un archange. C’est ce que vous propose Doreen Virtue dans cette vidéo intitulée « méditation guidée avec les archanges ». Sceptiques ?  N’oubliez pas que la visualisation symbolique vous permet de créer votre propre film, votre propre imagerie mentale qui mène à la guérison.  C’est à vous de choisir si vous désirez vous prêter au jeu…

méditation guidée avec les archanges

Mesopotamie-Dieu-Tete-Aigle

Génie ailé mésopotamien à tête d’aigle